
FOOTBALL – MANAGEMENT : QUID DE L’AMBITIEUX PROJET DU REAL HOPE FA
Le Real Hope FA a officialisé ce 25 janvier 2019 le départ de Ronaldo Damus, Bicou Bissainthe et de Valdo Étienne. Ils ont tous trois pris la direction du Dallas FC où ils doivent honorer chacun un contrat de deux ans dans la filiale réserve de l’équipe. Rencontré à ce sujet, le directeur technique des Rhinocéros, Gener Pierre s’est confié à la rédaction de FOOTKOLE.
La jeune formation capoise est désormais orpheline de trois de ses cadres, partis monnayer leurs talents en terre étoilée. Une grande première dans le football haïtien pour un club local qui arrive à placer d’un seul coup plusieurs joueurs au niveau international. Une initiative qui, selon le directeur technique du club, traduit la philosophie et la vision que prônent la benjamine des équipes capoises.
« Notre principal objectif n’est pas de remporter le championnat national. La philosophie du club c’est de changer la vie de nos joueurs en leur fournissant l’encadrement adéquat », a fait savoir M. Gener Pierre. L’homme qui porte aussi le chapeau de président d’honneur, précise que le Real Hope FA prend en charge la formation académique de ses joueurs afin de leur aider à mieux cerner les différentes difficultés liées à la réalité d’un joueur professionnel.
Nous visons pour l’instant le marché américain
« Le marché américain, plus précisément la MLS, est le mieux adapté au niveau de football que nous pratiquons en Haïti », a martelé le dirigeant capois. Toutefois, il reste très ouvert quant à l’idée d’explorer d’autres horizons ce qui certainement, permettrait, croit-il, au club de placer beaucoup plus de joueurs sur l’échiquier international et tirer un maximum de profit.
Par ailleurs, M. Gener Pierre salue le dévouement de Jethro Surpre, l’agent qui travaille avec le Real Hope FA et qui a permis de réaliser ce grand coup. Il invite les dirigeants des autres clubs du football haïtien à emboîter le pas en vue de projeter une meilleure image de notre sport roi car, dit-il, c’est le seul moyen qu’il nous reste pour grandir.
Dodley Vincent / FOOTKOLE