COUPE DU MONDE DES CLUBS : BOCA JUNIORS ET SL BENFICA SE QUITTENT DOS À DOS
Le plus grand frisson de cette Coupe du Monde des Clubs 2025 jusqu’ici s’est vécu lundi soir au Hard Rock Stadium, á Miami où Boca Juniors et SL Benfica ont offert un 2-2 spectaculaire sous les yeux de 55 574 fans survoltés. Un duel intense, tendu, bouillonnant, marqué par trois cartons rouges, un penalty, une remontée improbable… et une ambiance digne des plus grands soirs de football sud-américain.
Un début de rêve pour Boca
Portés par plus de 45 000 supporters argentins déchaînés, les Xeneizes ont rapidement pris les commandes. À la 21e minute, Miguel Merentiel lançait les festivités en reprenant un centre tendu de Lautaro Blanco. Six minutes plus tard, Rodrigo Battaglia doublait la mise d’une tête rageuse. Boca volait sur l’eau, et Benfica semblait dépassé.
Di María a sonné la révolte portugaise
Juste avant la pause, Ángel Di María réduisait l’écart après un penalty obtenu par Nicolás Otamendi suite à une poussette sur corner, confirmée par le VAR. S’en suivait une scène surréaliste : Ander Herrera, déjà remplacé sur blessure à la 20ème minute de jeu, voyait rouge depuis le banc pour avoir protesté avec trop de véhémence. Le ton était donné!
Otamendi, un Capitaine en mode sauveur
Benfica semblait condamné après l’exclusion d’Andrea Belotti, coupable d’un geste dangereux à l’encontre d’Ayrton Costa à la 78ème minute. Mais le capitaine Otamendi, immense du début à la fin, surgissait à la 84e minute pour catapulter une tête au fond des filets. Une égalisation qui offrait un point inespéré aux Portugais, avant que Boca ne perde également Jorge Figal, expulsé pour un tacle mal maîtrisé, 2 minutes avant la fin du temps réglementaire.
Un match de référence dans un groupe encore plein de promesses
Avec ce nul, Benfica et Boca restent à la lutte dans un groupe dominé par le Bayern Munich, intraitable face à Auckland City FC (10-0). Vendredi, Boca défiera le géant bavarois à Miami tandis que Benfica affrontera les Néo-Zélandais à Orlando.
Ce Boca-Benfica restera un exemple parfait de ce que peut offrir le football de clubs mondial : de la passion dans les tribunes, du chaos sur le terrain, et des hommes comme Otamendi, capables de changer le destin d’un match.
Nathalie Antoine/ FOOTKOLE