COUPE DU MONDE DES CLUBS : SANS PITIÉ, LE PSG MET LIONEL MESSI ET L’INTER MIAMI À LA PORTE
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COUPE DU MONDE DES CLUBS : SANS PITIÉ, LE PSG MET LIONEL MESSI ET L’INTER MIAMI À LA PORTE

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Ce devait être l’affiche phare des huitièmes de finale de cette Coupe du Monde des Clubs 2025. Ce fut un carnage. Paris Saint-Germain, champion d’Europe en titre, n’a laissé aucune chance à l’Inter Miami, balayée 4-0 devant 65,574 spectateurs au Mercedes-Benz Stadium, offrant ainsi un cruel rappel de la distance abyssale qui sépare la MLS du très haut niveau européen.

Le PSG n’a pas attendu pour frapper : dès la 6e minute, João Neves totalement démarqué, ouvrait le score d’une tête sur une passe de Vitinha. Ce n’était que le début d’une première mi-temps totalement à sens unique. L’Inter Miami, étouffée par le pressing parisien, n’a jamais su sortir proprement le ballon. Le deuxième but est arrivé à la 39e minute après une perte de balle évitable, conclue une nouvelle fois par Neves. Un but contre son camp de Tomás Avilés (44e) puis une réalisation d’Achraf Hakimi dans les arrêts de jeu (45+3e) ont porté le score à 4-0 avant la pause.

Un écart criant, même pour Messi

Même Lionel Messi n’a pu inverser la tendance. Il a tout de même offert un éclair de génie, en déposant un ballon aérien parfait sur Luis Suárez, mais ce dernier a mal contrôlé. En dehors de quelques percées en seconde période et d’une tête repoussée à la 80e minute, Messi est resté en marge du match.

“On a vu la différence entre les deux équipes”, a reconnu Javier Mascherano en conférence de presse. “Mais je suis fier de mes joueurs. Ils ont travaillé dur, ils ont essayé de jouer. C’est une expérience très importante pour nous.”

Miami n’a jamais existé

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en première mi-temps, PSG a tenté six grosses occasions contre zéro pour Miami. Le club floridien n’a complété que 25 passes dans le camp adverse, contre 257 pour Paris. Les stars vieillissantes de Miami – Messi, Suárez, Busquets et Alba – ont semblé dépassées par l’intensité et la fluidité de l’équipe de Luis Enrique.

L’entraîneur parisien a d’ailleurs choisi de sortir plusieurs cadres en deuxième mi-temps, préférant reposer ses troupes plutôt que d’enfoncer davantage le clou. La seconde période s’est apparentée à une formalité, Paris levant le pied, et Miami tentant de sauver l’honneur, sans succès.

Un raté aux lourdes conséquences

Fafa Picault n’a pas joué la moindre minute, une décision qui ressemble fort à une sanction après son énorme raté face à Palmeiras. Un but qui aurait pu tout changer. S’il avait marqué, l’Inter Miami aurait terminé en tête de son groupe et affronté Botafogo, bien plus abordable que le géant parisien.

Un tournoi historique malgré tout

Pour l’Inter Miami, cette défaite met fin à un parcours malgré tout historique. Le club est devenu le premier représentant de la Concacaf à battre une équipe européenne (2-1 contre Porto) en compétition officielle, et le premier de MLS à atteindre les huitièmes de finale de la Coupe du Monde des Clubs.

“Je pense que nous avons rempli nos objectifs dans ce tournoi”, a souligné Mascherano. “Nous avons montré que nous pouvions être compétitifs à un certain niveau. Mais face à une équipe comme le PSG, qui est peut-être la meilleure du monde aujourd’hui, la marche était trop haute.”

Et maintenant ?

Le PSG affrontera Bayern Munich en quart de finale. L’Inter Miami, de son côté, retournera à la réalité du championnat nord-américain, avec un déplacement à Montréal dès samedi.

La MLS, modèle à repenser

L’élimination de l’Inter Miami offre un constat clair à la MLS : pour espérer rivaliser, il ne suffit plus de rêver grand, il faut penser et surtout investir en grand. Parce que face à des équipes comme le PSG, le rêve ne suffit pas. Il faut des armes. Et pour l’instant, elles sont ailleurs. La MLS a grandi, certes. Mais à ce stade, elle reste bien loin des sommets européens.


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